De la gentrification des villes à la gentrification des luttes

Conférence de presse : demande de convocation à l’AG d’Agone Editeur

mercredi 18 septembre 2013 par bendyglu

Plusieurs des collaborateurs historiques d’Agone ont demandé, par lettre recommandée, à être convoqués, comme le veut la loi, à la prochaine Assemblée Générale qui doit avoir lieu d’ici la fin du mois, sans obtenir de réponse. C’est pourtant la façon légale et civile de régler les problèmes dans une association. Le directeur éditorial et les directeurs de collection pensent, eux, pouvoir rayer les membres d’un simple trait de plume, en s’affranchissant de tout cadre juridique, sous prétexte que ceux-ci furent (faiblement) rémunérés, donc, assujettis, subalternes d’une structure proclamant à qui veut l’entendre tendre vers l’ « autogestion » et poursuivant des buts d’émancipation humaine, si on comprend bien.

Michel Encre Rouge

L’ensemble des collaborateurs historiques d’Agone sont toujours membres de l’association (car nous parlons d’une association et non d’une entreprise, ce que semblent, par un défaut de la pensée, dénier le directeur éditorial et les directeurs de collection). Les statuts sont extrêmement clairs.

Plusieurs d’entre-nous ont demandé, par lettre recommandée, à être convoqués, comme le veut la loi, à la prochaine Assemblée Générale qui doit avoir lieu d’ici la fin du mois, sans obtenir de réponse. C’est pourtant la façon légale et civile de régler les problèmes dans une association. Le directeur éditorial et les directeurs de collection pensent, eux, pouvoir rayer les membres d’un simple trait de plume, en s’affranchissant de tout cadre juridique, sous prétexte que ceux-ci furent (faiblement) rémunérés, donc, assujettis, subalternes d’une structure proclamant à qui veut l’entendre tendre vers l’ « autogestion » et poursuivant des buts d’émancipation humaine, si on comprend bien.

Ce déni de la nature juridique du lien qui unit les membres de l’association est à l’origine de la dérive autoritaire de ces dernières années. Si tous les membres sont égaux, certains, parfois les derniers arrivés (comme les illustres inconnus Sylvain Laurens EHESS – éditeur de sa femme chez Agone – , Étienne Pénissat CNRS et Julian Mishi INRA : il était de tradition chez Agone de « dire les noms », voilà, c’est fait !) semblent considérer être plus égaux que d’autres. Ce qui d’un point de vue juridique relève tout simplement de la fiction. Mais n’est pas très étonnant du point de vue de ce que l’on sait de la classe intellectuelle dans sa strate petite-bourgeoise.

Quoi qu’il en soit, le directeur éditorial et les directeurs de collection, parmi lesquels il faut ajouter Jean-Jacques Rosat, prof de philo du secondaire, petit invité au Collège de France, malgré les avertissements et les appels en recommandé à la Raison qui leur ont été adressés, violent tout simplement la loi de 1901, reconnue « à portée constitutionnelle », autant dire la Constitution et les libertés publiques fondamentales.

Ni plus, ni moins.

Et cela prétendument au nom d’intérêts supérieurs (à la Constitution !) d’Agone Éditeur... Nous en sommes-là. C’est la réalité, les faits, aussi malheureux soient-ils.

Les libertés fondamentales et la Constitution sont de notre côté, n’en déplaise. On doit bien cet hommage à feu Howard Zinn, et aux livres (que nous avons lus, nous !), qui ne serviront donc pas à rien.

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Une de ces lettres


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