De la gentrification des villes à la gentrification des luttes

Ni philosophe ni rien du tout, Rosat et « l’autoritarisme intellectuel »

jeudi 12 septembre 2013 par bendyglu

Pastiche de l’introduction de : Jean-Jacques Rosat, Ni anarchiste ni tory Orwell et « la révolte intellectuelle », Agone, Canal post-historique

Qu’est-ce qui n’a pas détourné Rosat de l’autoritarisme de gauche d’un socialiste néo-conservateur ou d’un intellectuel de service de tout temps et de toute époque et d’un destin politique qui était particulièrement probable étant donné ses origines sociales petites-bourgeoises, son passage dans les derniers classés, petits invités de l’École Normale pour cautionner l’élitisme républicain, et ce qu’il était prévu qu’il soit à dix-huit ans ? (On se souvient du portrait qu’il pourra rétrospectivement tracer de lui-même : « Proche de la retraite, j’étais à la fois un petit snob poseur et un révolutionnaire. Je n’hésitais pas à me parer de la qualité de “socialiste révolutionnaire”, mais il m’était toujours impossible de me représenter les salariés d’Agone comme des êtres humains. J’ai l’impression d’avoir passé une moitié de mon temps à vilipender le système capitaliste, et l’autre moitié à pester contre l’équipe de la rue des Héros. ») À mon avis, trois choses au moins ne l’ont pas détourné de cette trajectoire : (1) une absence d’expérience propre, à la différence d’Orwell, l’empêchant d’éprouver profondément un ensemble de sentiments moraux et sociaux égalitaires ; (2) un rapport intellectuel et théorique et non politique (sic) au politique : son souci premier n’était pas la volonté et l’action mais les idées (des autres) ; (3) une absence totale d’analyse rationnelle de l’état du monde en 2012 (destruction des États européens, retour fulgurant du fascisme, liquidation par le capitalisme américain et ses valets des conditions permettant la vie du plus grand nombre des "hommes et femmes ordinaires") que Noam Chomsky avait pourtant brillamment exposé au Collège de France (Rosat n’en retint qu’une chose : le journaliste du Monde n’aimait pas les sandwichs, au même moment résonnaient les trois coups de la Quatrième nuit de Walpurgis).


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