De la gentrification des villes à la gentrification des luttes

Loi travail : la candidature des éditions Agone d’adhésion au MEDEF est validée par la justice en première instance.

mardi 15 mars 2016 par bendyglu

Nous n’avons pas encore reçu officiellement l’ordonnance rendue par le TGI de Marseille mais elle a été mise à diposition par le greffe. Nous la publierons lorsqu’elle aura été signifiée.

Cette ordonnance nous donne raison en droit sur un point essentiel. Nous n’avons pas démissionné de l’Association Agone Editeur.

Par contre le Tribunal retient et valide “l’usage” tel qu’il a été plaidé par l’association.

“qu’il convient dès lors de considérer que les usages au sein de l’association doivent être pris en considération s’agissant de la perte de la qualité de membre ; Qu’il résulte des pièces versées par l’association AGONE EDITEUR que la qualité de membre a toujours été étroitement liée à la participation active aux activités de l’association AGONE EDITEUR ; que le demandeur ne démontre pas une telle participation à compter du début d’année 2009”

Ainsi un travailleur-membre ne fournissant plus de travail (sans contrat de travail dans notre cas) perd son statut de membre et donc tout droit sur le travail accumulé en commun “à des fins autres que lucratives” (loi de 1901). Il n’est nul besoin même que cette perte du statut de membre soit actée par le bureau et signifiée à l’intéressé. Autrement-dit un travailleur est un sous-membre (dans la Grèce antique on appelait cela un métèque) et “certains sont plus égaux que d’autres” au pays où “tous les hommes naissent libres et égaux en droits”.

Telle est la coutume (barbare) plaidée par l’Association Agone Editeur affichant son “anti-capitalisme” et ses pratiques sociales égalitaires et exemplaires depuis sa fondation ! L’ordonnance du TGI a donc l’avantage d’établir “De quoi Agone est le nom” : une tyrannie, un camp de travail, derrière la palissade lucrative d’un catalogue de “textes de gauche”.

2+2 égalent 5

Par ailleurs le Tribunal ne fait aucune mention des preuves que nous avons produites de notre absence de “disparition” en février 2009. L’une de ces preuves, les “Chroniques européennes” publiées en mai 2009 sur le blog d’Agone, avait été effacée aussitôt après avoir été produites dans le cadre de la procédure de référé engagée en 2012. Geste délicieusement orwellien. Il y en avait d’autres et elles peuvent aisément être multipliées. Elles correspondent d’ailleurs à six mois de travail à plein temps sans contrat ni rémunération.

Cette absence de considération des faits témoigne que “la vérité” se joue ici sur un rapport de force social pur. D’un côté des preuves factuelles. De l’autre des mots “disparu en février 2009”, “plus aucun contact avec aucun membre pendant deux ans”. Rappelons qu’en référé ces preuves avaient disparu du dossier de plaidoirie tel qu’il nous a été restitué par le greffe. appelons cela l’inconscient du Tribunal.

On touche ici à l’épistémologie de la vérité. “Cachez ces preuves que je ne saurais voir”. Car admettre ces preuves a un corrolaire qui est le suivant : sous l’étiquette CNRS, Maitre de conférence au Collège de France et EHESS, des fonctionnaires de la Vérité mentent, ou du moins travestissent la vérité pour poursuivre leurs intérêts privés sous une forme coalisée. Car parmi ces preuves, il y a des échanges notamment avec le très orwellien Jean-Jacques Rosat. Qui sont des rendus de travaux, une discussion sur l’opportunité d’insérer ou non des textes que Chomsky nous avait explicitement demandé d’insérer dans le recueil qui sera publié sous le titre “Raison et Liberté” (sic), que nous avions personnellement traduits et qui ne seront jamais imprimés. M. Jean-Jacques Rosat oserait-il nier que nous avons eu une réunion de travail en septembre 2009 dans son bureau au Collège de France dont Jacques Bouveresse pourrait témoigner ?

Mais la vérité existe hors de ce rapport de force social digne du tortionnaire de 1984 que Jean-Jacques Rosat se plaisait à comparer aux “constructivistes radicaux”. Cette expérience semble démontrer que c’est plutôt “l’objectiviste radical” Jean-Jacques Rosat [1] sous couverture bouveressienne qui torture au nom de “la Vérité, les faits”... des faits qu’il reste après le passage de la gomme du Ministère de la Vérité.

Et tout cela en se réclamant du Collège de France et de la Raison qu’il prostitue.

La Quatrième Nuit de Walpurgis suit son cours. Et comme Jacques Bouveresse l’écrivit en préface à la Troisième : Satan conduit le bal.

A Agone en petit. Sur tout le continent en grand.

Spéciale dédicace des éditions Agone à Alexis Tsipras et François Hollande ?

Le concierge du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d’Argein

PS (sic)

Le cours de la crème chantilly flambe à la bourse de Marseille ! L’ordonnance reconnait que nous n’avons pas abusé du droit d’ester en justice et n’accorde pas les 5000 EUR de dommages et intérêts réclamés par le patronat. Par contre, précaire bénéficiant de l’aide juridictionnelle, nous sommes condamnés à 2000 EUR de frais irrépétibles, soit des frais d’avocat d’affaires qu’en toute objectivité matérialiste nous avons déjà payés. En effet, le catalogue (donc le travail passé) produisant 50% du CA d’Agone, tout matérialiste considérera que les honoraires de cet avocat sont en partie prélevés sur la rente produite notamment par le requérant.

Addendum 20 mars 2016

"Orwell au carré" : où comment transformer un "précaire" en homme-sandwich de la propagande patronale

L’annonce suivante vient à point pour démontrer que la meilleure façon de dissimuler ses propres pratiques est encore de les dénoncer chez les autres (ce qui était la finalité pratique de "La Trahison des éditeurs".

Les Éditions Agone vous donnent rendez-vous au Salon du Livre de Paris (Porte de Versailles) du jeudi 17 au dimanche 20 mars, sur le stand 1-R14 !

Retrouvez à cette occasion Mustapha Belhocine, auteur de "Précaire !", lors d’une table ronde "Travailler, c’est trop dur ?" le vendredi 18 mars au square Savoir & Connaissance (S-67), de 18h à 19h.

« Le travail, c’est la santé. Ne rien faire, c’est la conserver », plaisantait Henri Salvador. Si l’homme a besoin d’une activité pour assurer sa survie et réaliser sa condition de créateur, le travail et son absence deviennent trop souvent une souffrance. De l’hydre du chômage à la détresse du burn out, en effet, « les prisonniers du boulot / N’font pas de vieux os. »

La rencontre est animée par Florence Bouchy, en présence de Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah – les “kids” de France Inter, auteurs de « Burn Out » (Le Seuil) – et de Roland Coutanceau, psychiatre et auteur de « Stress, burn-out, harcèlement moral » (Dunod).

PG (sic) Toute ressemblance entre "Précaire !" et "Ensemble !" serait une pure coïncidence. "Ensemble !" est la section du NPA qui a rejoint le PG. En font partie plusieurs directeurs de collection putschistes ainsi que l’inénarrable Laurence De Cock, bébé Agone et spécialiste de l’entrisme, du ministère de l’éducation à la CNT en passant par Pujadas et Mermet (Exemple : "Pour Laurence de Cock, enseignante d’histoire-géographie et chercheuse en histoire de l’éducation, « il faut réconcilier la jeunesse avec la classe politique car les jeunes ont un rôle à jouer dans le renouveau de la citoyenneté. C’est par la conscience politique que passera la cohésion sociale, que l’on pourra faire corps et mener des projets de société ensemble »", Public Sénat, 7/03/2016).

NB : cet article sera réactualisé.

[1] Si nous semblons nous acharner sur M. Rosat, c’est que son grade de "Maitre de conférence au Collège de France" pèse d’un très gros poids dans la balance en terme de "production de la croyance". Ce grade entretient la confusion dans le chef des profanes avec "Professeur au Collège de France" occupant une chaire et élu par ses pairs. Chaque professeur dispose de maitres de conférence, un grade qui ne dit rien de leur activité. M. Rosat est l’homme qui gère les papiers de Jacques Bouveresse. Tout comme M. Kessler, futur idéologue à la solde du MEDEF, gérait ceux de Foucault. Mais que l’intéressé se rassure, dans le roman qui suivra, il portera un autre nom pour la postérité...


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